Publication dans la revue ‘Origines’, Macaroni Books (2024).
Expositions au CNAC le Magasin, commissariat Alexia Pierre et Natasha Marie Llorens.
En partenariat avec l’association Djelbana et le Centre PhotographiE Genève.
Photoforum Pasquart, commissariat Danaé Panchaud.
Galerie Sharjat
La famille est réconfort et source de tourments. C’est une maison déjà construite. En prenant la figure maternelle comme point de départ à cette enquête de l’intime, j’explore la complexité de la notion d’appartenance au regard de mon héritage franco-algérien. Dans une démarche de réappropriation de mon histoire, l’archive familiale, miroir oublié et silencieux de l’identité, me permet de reconstituer un tissu narratif abîmé par le temps, la migration et les mémoires. Ce travail embrasse une fêlure de l’histoire familiale à travers l’exploitation de ses archives et le questionnement du rapport au passé parental et aux origines. En 2020, je fouille dans les boîtes à l’abri des regards en quête de réponses sur mon histoire familiale. Derrière les sourires et les regards enjoués, les visages, photographiés à différentes périodes de vie, n’offraient qu’un portrait partiel de ces figures fondatrices de transmission. Un portrait de vies grignoté par des vides narratifs. Cette exploration des images se mue en une enquête au carrefour des frontières qui interroge le potentiel de l’album photographique comme espace d’élucidation et source de vérités.